13 mars 2010

Innover en matière de stationnement, c'est possible !

Vue d'un parking sans place de libreQui n'a pas tourné longuement à la recherche d'une place de stationnement, payante ou pas, dans un centre ville à La Réunion et même dans certaines zones d'activités aux parkings visiteurs sous dimensionnés ?
Rêvons ou soyons utopistes d'un réseau de transport en commun performant, accessible (tous les sens du terme : personnes à mobilité réduite, aspect pratique, tarification,...) qui nous permette de limiter les déplacements automobiles.
Soit, seul au volant de sa voiture n'est pas une attitude très écologique, mais il est encore difficile de s'en passer.
Alors de jeunes pousses d'entreprises tentent de nous faire passer du rêve à la réalité, c'est le cas de SmartGrains.
Je cite :
"Au coeur des grandes agglomérations, le trafic lié à la recherche d'une place de stationnement représente jusqu'à 60% de la circulation automobile.
SmartGrains ambitionne de soulager la ville moderne de l'une de ses principales sources de tress et de pollution."
Son blog "ecoparking" regorge d'idées dont nos urbanistes et gestionnaires de parkings devraient s'inspirer sans délai.
Je vous en livre quelques unes en vrac en vous invitant à aller sur le blog pour les détails de chaque idée :
  • Stationnement gratuit pour les véhicules verts
  • Payer son stationnement en fonction de ses émissions de CO2
  • Des places de parking réservées aux véhicules propres
  • Parkings automatiques pour vélos
  • Parking robotisé passant avec succès un test indépendant d’émissions de CO2
Pour le fun et partant du principe que si l'on paye sa place de stationnement on y fait ce que l'on veut :
  • (PARK)ing : une place de stationnement vraiment écologique - ou comment installer un mini jardin à la place du véhicule avec des badauds qui peuvent contribuer à augmenter la durée de stationnement en glissant une petite pièce (pas sûr que celui qui recherche une place apprécie que leur nombre soit réduit de la sorte LOL).
Avec des idées comme celles-ci et ... la dose indispensable de sens civique, il est possible (car indispensable) d'y arriver à La Réunion.
Mais combien de temps cela prendra-t-il pour y parvenir ?
Laquelle des deux conditions sera-t-elle la plus difficile à réunir ?
Je vous laisse y méditer.

20 février 2010

Mais où sont les derniers espaces d'expression ?

Papangue en vol ailes déployées dans un ciel bleuJe suis interpellé par un cas de censure au point d'en faire part ici.
Croyant naïvement que, à condition d'éviter les dérives, Internet était un formidable espace d'expression, je viens de tomber un peu de haut.
Lorsque quelqu'un ressent le désir de communiquer sur Internet pour défendre une cause comme la MCUR, sujet très controversé actuellement, chacun est libre d'apprécier ou pas, c'est son droit le plus strict.
Mais seulement lorsque cette personne fait l'objet de plaintes parce qu'il défend cette cause et uniquement cette cause, et qu'il est sanctionné au point d'être banni de FaceBook, je ne peux laisser passer sous silence.
Ayant personnellement suivi ses publications, je n'y ai vu que des propos de quelqu'un d'engagé, je n'ai rien noté de déplacé, injurieux ou calomnieux.
S'il a échangé vertement avec ses adversaires, cela n'a dû être que dans le cadre de correspondances privées et si leur dernier recours aura été d'aller porter plainte auprès des administrateurs du réseau, j'estime que ceux-ci se sont laissés abusés par une belle machination.
Peut-être lui reproche-t-on d'avoir communiqué sous le couvert d'un pseudonyme ?
Bien d'autres que lui ne s'en privent pas, et souvent au mépris même de la législation qui régule leur activité (avocats, hauts fonctionnaires,...).
Et que dire aussi de tous ces "sites d'information" qui foisonnent sur la toile pour n'informer que par un bout de la lorgnette, celui qui les intéresse ?
Les "amis" de FaceBook auront reconnu en "Papang Endémik" la victime de cette machination.
Ce magnifique oiseau continuera de planer au dessus de l'île de La Réunion, libre comme l'air, ... mais pas libre sur Internet !

02 janvier 2010

Meilleurs voeux pour 2010

Carte de La Réunion surmontée de l'inscription Bonne Année 2010C'est la tradition des vœux de début d'année et je n'y dérogerais pas, étant toujours fidèle à deux valeurs qui peuvent paraitre antinomiques : tradition et modernité.
La tradition, surtout celle de La Réunion que j'ai appris à connaitre, enfin il me semble, est à préserver.
Je dis bien préserver, parce que l'évolution rapide que j'observe me semble au contraire prendre une direction vers laquelle toutes les valeurs fortes de cette identité sont en train de disparaitre.
Est-ce la faute de la modernité justement ?
Un peu apparemment, avec toutes ces technologies pas toujours utilisées pour donner le meilleur d'elles-mêmes.
Rythmer un maloya au son du "roulér", c'est de la tradition, alors que "larguer" les décibels d'une musique techno avec sa méga chaine dernier cri sans respect des autres à longueur de journée, c'est de la modernité utilisée à mauvais escient, un exemple d'une évolution regrettable de cette tradition, puisque cela semble se généraliser.
Et pourtant modernité ne rime pas à mes yeux avec destruction d'un environnement, dégradation d'une qualité de vie.
Je pense au contraire que cela peut permettre un développement harmonieux et durable avec une utilisation pour communiquer rapidement et efficacement, pour moins se déplacer et éviter ainsi de gaspiller temps et argent bien plus utiles à autres choses.
Je formule plus que jamais tout un tas de vœux pour un développement durable de La Réunion qui ne peut se réaliser qu'au travers d'une prise de conscience individuelle pour qu'elle soit efficace !
J'espère en premier lieu que cette année verra se réaliser ce que je vous avais fait remarquer en cours d'année sur cette fameuse citoyenneté(*), clé de bien des soucis.
BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2010

(*) Qui osera l'inscrire en lettres d'or dans
son programme, puisque nous sommes à peine à plus de 2 mois des élections régionales ?

03 octobre 2009

Ce n'est jamais la faute des gestionnaires,... c'est la crise ! Ben voyons !

Graphique affichant une courbe descendantePlus de 4 semaines d'arrêt à l'usine sucrière de Bois-Rouge suite à un incendie qui a ravagé le local électrique de la centrale EDF qui n'a plus fourni de vapeur à l'usine sucrière, je vous en parlais après l'incident en prévoyant les pires conséquences.
Celle-ci n'a pu recommencer à accepter les livraisons de cannes que le 29 septembre après réparation et des premiers tests de puissance non concluants.
Les gestes de solidarité des producteurs de l'ouest pour accueillir la production de leurs confrères de l'est n'ont pas été suffisants pour que les dégâts ne se chiffrent pas en sommes astronomiques.
Le zéro défaut ne peut exister, mais le fonctionnement en mode dégradé doit être prévu, ... sinon c'est de la mauvaise gestion !
Je ne reviendrais pas sur les raisons de la durée de remise en service pour laquelle tout a été dit : lavage à l'eau de composants électroniques avec séchage délicat (et pour cause !), mais pour moi le taureau n'a pas été pris par les cornes !
Soit, du temps du regroupement des usines, la capacité minimum de 450.000 tonnes/an a été imposée pour qu'elles soient rentables,... et il n'en reste que plus que 2 !
Tout en respectant cette règle il y aurait de la place pour 1 ou 2 autres usines en réduisant proportionnellement le taux d'indisponibilité en cas d'arrêt de l'une d'entre elles, car actuellement si Bois Rouge tombe en panne il ne reste plus que go... Gol (pardon, "aller au ...").
Avec une campagne sucrière vitale pour tout un pan de l'agriculture et donc de l'économie réunionnaise les méfaits on vite été estimés et les pouvoirs publics mobilisés avec des ébauches de solutions.
Mais j'ai le sentiment que la capacité d'anticipation de nos gestionnaires de haut niveau, comme je l'ai déjà dit au sujet des produits pétroliers, fait que pour beaucoup de secteurs économiques on vit sur le fil du rasoir à La Réunion.
Au niveau des décisions administratives ce n'est pas mieux, avec un sujet qui mobilise une filière touristique, celui des guides accompagnateurs du volcan.
Respectueux de l'arrêté d'interdiction, il sont du mal à expliquer à leurs clients l'interdiction d’accès au sommet du volcan qui est bafouée en permanence par les visiteurs non accompagnés.
En tant que professionnels responsables ils demandent, avec une manifestation au sommet pour se faire entendre, de permettre l'accès à une zone "sans danger", hors phase éruptive bien sûr !
Autre exemple, une commune qui observe que son réseau d'eau potable a seulement un rendement de 54 %, et que donc les 46 % de fuites sont payés par les abonnés.
Ces mauvaises gestions risquent de contribuer fortement à une aggravation des effets de la crise sur qui il ne faut pas tout rejeter par facile fatalité, mais au contraire avec laquelle il faudra obligatoirement composer.
On constate déjà que la baisse d'activité a une conséquence immédiate sur les recettes des collectivités qui en 2009 perdront des sommes importantes qui leur parvenaient par le biais de l'Octroi de mer, des droits de mutations et du FRDE (fonds régional développement économique).
Cela ne fait qu'accentuer les incertitudes sur l’après 2014 moment prévu pour une révision de l'Octroi de mer, sans compter les obligations qui seraient liées à l'entrée de La Réunion dans l'espace Shengen (TVA,...).
Quand on sait que le secteur public est le poumon de l'économie réunionnaise, que les transferts de compétences n'ont pas été accompagnés des moyens pour les assumer, il y a intérêt à accroitre la performance et à rechercher des solutions de compensations.

20 septembre 2009

Journées Européennes du Patrimoine à Saint-Denis

Ces journées européennes du patrimoine m'ont permis de passer en m'attardant cette fois devant ce patrimoine créole du centre ville de Saint-Denis, qui m'impressionnera toujours autant
La prochaine fois je ferais l'effort d'aller visiter d'autres lieux tout aussi intéressants comme Château-Morange et tant d'autres, ou encore d'aller en découvrir dans d'autres communes de l'île.
Pour revenir à ce centre ville de Saint-Denis ce fut un plaisir de déambuler dans l'axe avenue de la Victoire - rue de Paris réservé aux piétons et aussi dans les alentours (quoique les embouteillages en semaine dans le secteur ont çà de bon qu'ils permettent d'admirer les cases créoles).
J'ai un peu innové cette fois-ci en cherchant "les ruelles", restaurées à l'ancienne ou avec une touche de modernisme (comme celle qui fait le tour de la cathédrale), ou encore en travaux.
Je vous laisse apprécier les temps forts sur le diaporama ci-dessous, mais vous me connaissez,... je ne peux m'empêcher de réagir sur quelques points, perfectibles ou non d'ailleurs !
Tout d'abord, à part devant les podiums musicaux avec leurs ségas ou leurs maloyas, on ne peut pas dire qu'il y avait foule !
Ensuite quelques anachronismes dans les restaurations par des organismes officiels qui plus est, et c'est bien dommage (je ne sais ce que vous en pensez, mais des lampes inox design high-tech sur des façades en bois XIXème, ...).
Ensuite quelques propriétaires ayant perdu le gout de l'esthétique avec les échangeurs de climatiseurs dénaturant façades et balcons, ainsi que les paraboles ou antennes de télévision sur des toits en zinc !!!
Quel dommage que la vue soit souvent gâchée par tous ces réseaux électriques et téléphoniques.
Je me suis mis à rêver d'un enfouissement de tous les réseaux aériens que les collectivités imposeraient (du travail pour les entreprises de VRD et une bonne action en faveur du développement durable - dont le village se tenait d'ailleurs Place Mahé de Labourdonnais).
Et comme toujours une cerise sur le gâteau : la centrale de réservation Réunion Tourisme hébergée dans une magnifique maison créole ... fermée un week-end et qui plus est celui des journées européennes du patrimoine !
Bonne visite ! ;)

Diaporama découverte du patrimoine créole du centre de Saint-Denis